Un examen de dossiers va plus loin que de demander aux médecins comment ils traitent habituellement une condition. Il leur demande de consulter de vrais dossiers médicaux de patients et de documenter ce qui s’est passé, cas par cas : le diagnostic, le traitement choisi, le résultat obtenu et le raisonnement derrière chaque décision. On obtient ainsi un portrait plus détaillé des soins réels, mais y arriver demande considérablement plus de temps et d’efforts aux médecins qui y participent.
En mars 2026, nous avons interrogé 150 médecins américains et 139 médecins canadiens sur leur volonté de participer à des examens de dossiers et sur ce qui pourrait leur empêcher. Dans les deux pays, le principal obstacle n’était ni l’accès aux dossiers ni la protection des données des patients. C’était le temps.
Les médecins refusent déjà environ la moitié des études auxquelles ils sont invités. Et un examen de dossiers est un processus plus complexe qu’un sondage en ligne.
Les équipes de recherche ont tendance à concevoir les examens de dossiers en fonction des objections qu’elles s’attendent à entendre : que les médecins n’ont pas facilement accès à leurs dossiers, ou qu’ils seront mal à l’aise d’utiliser des données de patients. Ces éléments se sont révélés moins préoccupants dans les deux marchés. La difficulté d’accès aux dossiers a été soulevée par 13 % des médecins américains et 14 % des médecins canadiens. Les préoccupations éthiques ont été mentionnées par 7 % et 13 %.
Ce que les médecins ont plutôt soulevé, c’est le temps. Un peu plus du quart des médecins américains (26 %) et le tiers des médecins canadiens (35 %) ont dit qu’ils n’avaient tout simplement pas la place pour cela dans une pratique chargée. Par ailleurs, 30 % aux États-Unis et 32 % au Canada ont souligné le temps nécessaire pour remplir chaque dossier.
Invités à indiquer la limite de temps par dossier qu’ils préféreraient, les médecins des deux pays ont choisi cinq minutes le plus souvent : 43 % aux États-Unis et 38 % au Canada. Suivi par dix minutes en deuxième place, avec 27 % et 29 %.
La structure de rémunération par dossier a été préférée par 56 % des médecins américains et 63 % des médecins canadiens. Une structure exigeant un minimum de trois dossiers est peut-être moins attrayante parce qu’elle demande aux médecins de s’engager avant de savoir combien de temps prendra un seul dossier.
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À propos de cette étude
Ces résultats proviennent d’une étude indépendante de MD Analytics. Données tirées d’un sondage mené auprès de 150 médecins américains et de 139 médecins canadiens recrutés en mars 2026. Aux États-Unis, l’échantillon comprend 50 médecins de première ligne et 100 spécialistes. Au Canada, il comprend 40 omnipraticiens et 99 spécialistes. MD Analytics est membre de l’Insights Association et du Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien (CRIC). Cette étude se conforme à toutes les Normes du CRIC. MD Analytics a commandité et mené cette étude de façon indépendante.
Les infographiques peuvent contenir certaines conclusions de nos études indépendantes. Contactez-nous pour savoir si votre organisation peut bénéficier d’une présentation gratuite avec accès au rapport complet.
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